nov
14
Bilan du marché du jeux vidéo d’occasion
Suite à une information parue sur Xbox Gen informant que le PDG d’Epic Games souhaiterait faire la guerre contre les jeux d’occasions ou tout au moins tirer sa part du gâteau. Je ne suis pas sur à 100% sure de la fiabilité de cette information, car la source n’est pas mentionnée, mais cela permet de réfléchir aux problèmes.
Je me suis donc posé la question globale du marché du jeu vidéo d’occasion. Étant donné le prix d’un jeu neuf sur une console nouvelle génération, il ne faut pas s’étonner que ce marché soit en pleine explosion et qu’il a encore de belles années devant lui.
L’occasion permet de pouvoir jouer à un jeu qui vient de sortir, mais à 10, 20 ou 30€ moins cher pourquoi s’en priver ? Le problème c’est que l’on trouve les jeux de manière aléatoires, il faut être présent au bon endroit, au bon moment !
Dans ce marché plus que juteux, il faut avouer que l’éditeur de jeu est mis de côté. Il ne touche de l’argent qu’à la vente d’un jeu vidéo neuf et même si 50 personnes jouent avec la même galette (cd) et que le jeu a généré au total plus de 300€ de valeur (grâce aux ventes et reventes successives) il ne touchera que sa part sur le jeu neuf. Prenons les problèmes dans l’ordre.
Pourquoi un jeu vidéo neuf est-il aussi cher ?
Sur le prix hors taxes d’un jeu pour console 35% va à la grande distribution,  51% à l’éditeur et 14% au studio. L’éditeur reverse environ 22% du prix de vente au fabricant de consoles. On rajoute à cela une TVA sur les jeux vidéo très importants 19.6%. en données chiffrées on arrive pour un jeu à 70€ en magasin nous avons 13.72€ à l’état pour la TVA + 28,56€ pour l’éditeur + 7,94€ au studio + 19.8€ au magasin. (C’est environ, car je n’arrive pas à 70€ tout pile) Sur le 28.5€ de l’éditeur, il reverse 12.5€ au fabricant de consoles. Le prix d’un jeu sur console ne cesse d’augmenter comme le montre une étude de consommateur.
Avant la baisse du pouvoir d’achat, il faut faire des choix et pour pouvoir assouvir sa passion, l’occasion est une solution pour beaucoup de joueurs.
Et sur un jeu d’occaz combien touchent les acteurs du jeu vidéo ? Personne ne touche rien sauf la personne ou le magasin à qui vous vend le jeu.
Quelles sont les évolutions possibles de ce marché ?
- Un système qui ne change pas et dont le revendeur sera le principal bénéficiaire.
- Un système où l’éditeur retouchera une part sur la vente des jeux d’occasion ce qui induira à mon avis une augmentation du prix du jeu afin que les revendeurs puissent garder la même marge sur les ventes. Si cette solution est adoptée, on peut imaginer l’explosion de la vente entre particuliers de jeux vidéo sur les plateformes de petites annonces, car on peut difficilement faire payer un particulier qui revend un jeu. Sauf avec un système d’authentification où un jeu est attribué à une personne de manière informatique et que si un jeu est introduit dans une console, il est considéré comme revendu et donc la personne doit payer. Je sais c’est assez tripé comme raisonnement et dans ce cas le prêt de jeu vidéo serait impossible.
- L’arrivée de contenu supplémentaire (DLC) pour le premier acquéreur donc la personne qui achète un jeu neuf. Les développeurs en parlent, mais vont-ils passer le cap. Le principe est d’offrir des contenus supplémentaires disponibles aux téléchargements grâce à une carte à gratter disponible dans la boite. Cela incitera les joueurs à acheter des jeux neufs pour obtenir ces contenus supplémentaires.
- Le jeu par abonnement – un peu sur le principe de la location, on obtient le jeu gratuitement ou presque et on paye le temps joué. Si on passe 50h,, on paye 50h etc… Mais cela risque de vite dégouté la plus part des joueurs. Après un système d’abonnement fixe par mois comme pour les MMORPG mais à la fin de l’année l’addition risque d’être salée !
- L’explosion du marché de la location de jeu vidéo.
Je n’en ai pas encore parlé mais c’est une solution qui me tente de plus en plus car elle présente certains avantages. Le premier avantage on loue un jeu pour une durée indéterminée, on peut tester un jeu avant de l’acquérir ou le finir si on veut voir la fin mais qu’on estime qu’il n’a pas sa place dans sa ludothèque. Tout ca pour le même prix ! Le second avantage : on ne paye que son abonnement les frais de port sont offert ! Le problème reste l’accès au jeu, en effet on doit dresser sa liste d’envie et on reçoit les jeux en fonction des disponibilités.
Le marché n’en est qu’à ces débuts et il ne serait pas étonnant de voir de gros acteurs comme Micromania s’y intéresser si le marché de l’occasion commence à saturer.
A votre avis, comment les éditeurs  vont faire évoluer le marché du jeux vidéo ?

