Critique Alone in the Dark 2

pochette-dvd-alone-in-the-dark-2Petite devinette. Que fait Uwe Boll quand il ne saccage pas honteusement une licence avec sa caméra ? Ceux qui lisent le blog, le savent déjà dans ce billet. C’est très simple, il laisse d’autres personnes le faire à sa place.

Uwe Boll pour ceux qui ne le connaissent pas (les bienheureux !) est un ex-boxer allemand qui s’est reconverti dans le cinéma pour des raisons bassement économiques. A son palmarès, des nanars Golden-Deluxe comme House of the Dead, FarCry, Postal ou encore Alone in the Dark. Uniquement des licences de jeux-vidéo, toutes « dispersées façon puzzle » comme l’a dit l’ami Blier.

Mais nous sommes la pour parler d’Alone in the Dark 2, produit par ce bon Uwe et réalisé par… quelqu’un qui ne retouchera sans doute pas de caméra avant un bon bout de temps.

Rappel des faits. Alone In the Dark, c’est avant tout un jeu, un concept, qui a posé les bases du survival. Du surnaturel, une torche, une arme et peu de munitions, un héros charismatique (Edward Carnby) et de l’essorage de méninges.

De ce concept, Uwe Boll a fait un premier film dans lequel jouait Christian Slater. Dans sa version, exit la lampe torche, bonjour le commando, ça déconne à plein tube, et le sieur nous gratifie d’un passage anthologique sur fond de « 7 seconds » de Neneh Cherry. Naze, mais au moins on s’amusait.

alone2_witch_cgi_4_approvedQuid de cette suite ?

Premier point Carnby devient asiatique. Christian Salter est remplacé par Rick Yune. Acteur que je ne connaissait pas jusque là, mais qui a le charisme d’une huître sous Lexomil. D’ailleurs, du Lexomil, tout le monde a du en prendre dans cette aventure.

Les scénaristes, qui nous pondent une histoire nébuleuse et truffées d’incohérences, de digressions, d’ellipses, que votre serviteur a eu beaucoup de mal à comprendre (Il est vaguement question d’une dague maléfique, d’une sorcière, d’une famille maudite…).

Les maquilleurs et truqueurs, qui devaient être stagiaires.

Les preneurs de vues, stagiaires eux aussi.

Etc, etc…

Deuxième point, le film est lent, mais leeeent, et comble du comble ne suscite aucun effroi. Est-ce du au fait que malgré son titre la lumière soit omniprésente ? Au fait qu’on y dégomme des fantômes à la getling ?

Ou tout simplement au fait qu’il atteigne des abysses de nullité ? Je n’en sais rien.

alone2_danny_trejo_3_approvedPoint positif (avec des grosses pincettes) ça et là, on croise quelques guests. Lance Henrikssen (Le Bishop d’Alien) qui a pris un gros coup de vieux, et Danny Trejo (Eternel troisième rôle de séries B, plus connu pour être Machete dans le très marrant Planet Terreur), qui apparait dans le film comme par magie.

Assez, n’en jetons plus.

Vous voulez passer un bon moment ? Achetez Alone in the Dark 3 sur PC (une bouchée de pain sur le web) et faites vous une frayeur, ou regardez n’importe quel autre film de ce genre, mais mieux réalisé.

Quoi qu’il en soit, utilisez l’heure et demi que vous ne perdrez pas à regarder ce film pour faire quelque chose de mieux…

Et en ces temps, il y a de quoi faire.

A bon entendeur, salut.

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2 Commentaires

  1. Zhykos

    Une critique qui ne m’étonne pas 😀
    Uwe est vraiment un blaireau et il bousille des tonnes de bonnes licences.

  2. Kael

    Pour info : Danny Trejo ne joue pas Machete dans Planète Terreur mais dans un faux trailer réalisé par Robert Rodriguez et qui fait partie du programme Grindhouse « Boulevard de la mort / Planète Terreur ».
    Enfin, R. Rodriguez est en train de tourner un long sur Machete tout justement avec Danny Trejo toujours dans le rôle titre.

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